Je suis passionnée par le chamanisme, et les livres de Corine Sombrun offrent une approche facilement compréhensible de ce monde complexe et mystérieux.
Après avoir suivi l'enseignement d'un chamane péruvien en Amazonie ( journal d'une apprentie chamane) et passé trois années en Mongolie, auprès d'Enkhetuya, pour poursuivre cette apprentissage (Mon initiation chez les chamanes) dans des conditions très rudes et bien loin de nos luxueuses habitudes occidentales (Essayez la vie en famille sous un tipi lors de mordants hivers mongoles...), Corine Sombrun revient à Paris tout en continuant sa pratique et son initiation.
Ce tome de l'histoire chamanique de l'auteur est d'autant plus intéressant, que de retour en occident elle confronte sa pratique aux incrédulités de notre monde toujours en quête d'explications rationnelles.
Elle raconte avec ses mots, qui sont les nôtres, le doute, les espoirs, les siens mais aussi ceux de son entourage, la confrontation avec des scientifiques (psychiatres, et "....logues" en tous genres)...
Cet opus est d'autant plus fascinant, qu'outre le fait qu'il soit d'écriture simple et accessible à nous pauvres néophytes, il met en opposition notre univers et nos questions, nos angoisses face au non explicable, et l'univers magique et finalement plus simple, de ces cultures qui sont bien plus ouvertes au Monde, ou devrais-je dire auX MondeS.
Au fil des pages, j'ai vraiment eu l'impression que ma culture européenne me faisait passer à côté de beaucoup de choses si simples mais si importantes, en me faisant gober des choses si futiles et non nécessaires.
Corine Sombrun nous fait voyager avec elle, répond à certaines de nos question, et nous ouvre les yeux, ou du moins nous aide à les détourner de toutes ces futilités qui nous font manquer l'essentiel.
Ce livre vous apportera au moins cela je l'espère, et c'est déjà tellement.
cheyenne book club
21 déc. 2011
28 nov. 2011
Kafka sur le rivage, de Haruki Murakami.
Ce que j'aime dans la littérature japonaise, c'est le fonctionnement différent de leur imaginaire par rapport au notre. Elle laisse toujours un goût d'étrange, et Kafka sur le rivage n'est pas une exception.
Murakami nous dévoile ici, deux destins qui s'entrecroisent. Celui de Kafka Tamura, jeune homme de 15 ans affublé d'un double appelé Corbeau, qui fugue de sa maison de Tokyo, afin d'échapper à une prophétie prononcée par son père; et ce lui de Nakata vieil homme étrange dont les facultés intellectuelles auraient été grandement diminuées alors qu'il n'était encore qu'un enfant, lors d'un coma inexpliqué survenu pendant une promenade en forêt à l'époque de la IIème guerre mondiale.
Nakata a développé depuis l'étrange pouvoir de parler aux chats, et de faire pleuvoir des poissons. Il quitte son domicile, poussé par un instinct qu'il ne comprend ni ne maîtrise, et croise la route d'un routier qui le prend en amitié, et décide de l'aider dans sa quête non définie.
Les destins de ces deux là semblent liés inexplicablement. Alors que le premier échoue dans une bibliothèque dirigée par une femme mystérieuse et mélancolique, le second part à la recherche d'une pierre blanche, symbolisant une porte ouverte sur un autre monde.
Le roman est fantastique, dans le genre comme dans l'appréciation. On y croise pèle-mêle des chats qui parlent, des soldats perdus, une prostituée philosophe, des poissons tombant du ciel, tout cela sur fond d'une vieille et douce mélodie nommée "Kafka sur le rivage"...
Haruki Murakami nous fait plonger dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine, mais avec une telle finesse, et un telle féerie, que seuls les japonais sont capables de maîtriser. Du grand art.
Murakami nous dévoile ici, deux destins qui s'entrecroisent. Celui de Kafka Tamura, jeune homme de 15 ans affublé d'un double appelé Corbeau, qui fugue de sa maison de Tokyo, afin d'échapper à une prophétie prononcée par son père; et ce lui de Nakata vieil homme étrange dont les facultés intellectuelles auraient été grandement diminuées alors qu'il n'était encore qu'un enfant, lors d'un coma inexpliqué survenu pendant une promenade en forêt à l'époque de la IIème guerre mondiale.
Nakata a développé depuis l'étrange pouvoir de parler aux chats, et de faire pleuvoir des poissons. Il quitte son domicile, poussé par un instinct qu'il ne comprend ni ne maîtrise, et croise la route d'un routier qui le prend en amitié, et décide de l'aider dans sa quête non définie.
Les destins de ces deux là semblent liés inexplicablement. Alors que le premier échoue dans une bibliothèque dirigée par une femme mystérieuse et mélancolique, le second part à la recherche d'une pierre blanche, symbolisant une porte ouverte sur un autre monde.
Le roman est fantastique, dans le genre comme dans l'appréciation. On y croise pèle-mêle des chats qui parlent, des soldats perdus, une prostituée philosophe, des poissons tombant du ciel, tout cela sur fond d'une vieille et douce mélodie nommée "Kafka sur le rivage"...
Haruki Murakami nous fait plonger dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine, mais avec une telle finesse, et un telle féerie, que seuls les japonais sont capables de maîtriser. Du grand art.
25 nov. 2011
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Annie Barrows et Mary Ann Shaffer
Ah, le roman épistolaire... Une forme pas toujours facile d'accès d'un premier abord mais qui dévoile parfois de somptueuses pépites, tel "Les liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos, un de mes romans favoris.
Celui-ci ne déroge pas à la règle, un premier contact pas très évident, il est difficile d'adopter les personnages et de les reconnaître au travers de lettres échangées. Mais une fois ce petit écueil surmonté, quel délice, quel ravissement..
Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, l'Angleterre peine à se relever de ce terrible conflit, et Juliet, une jeune écrivaine londonienne, peine à trouver un nouveau sujet de roman. Le sujet lui sera servi par voie postale.
Un jeune homme, séduit par un des articles qu'elle avait publié, lui écrit de Guernesey et lui parle d'un cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates, qui leur a servi de prétexte, à lui et ses amis, pour se réunir, après le couvre feu, pendant l'occupation nazie.
Intriguée et amusée par ce nom peu commun, prenant contact petit à petit avec tous les membres du club, Juliet décide finalement de se rendre sur l'île dans le but d'écrire sur le sujet. Elle y découvre un microcosme fascinant, fait de personnages plus qu'attachants héros à leur façon, mais aussi de gens beaucoup moins glorieux...
Les auteurs ont la plume légère, et font la part belle au célèbre humour anglais. Elles arrivent à faire d'un roman qui traite majoritairement de l'occupation allemande, une oeuvre charmante et rafraichissante, comme un jardin anglais.
Je recommande chaudement cette parenthèse littéraire enchantée. Je fus tellement charmée qu'après avoir terminé la dernière lettre, je me suis fait une promesse, je vais aller à Guernesey.
Celui-ci ne déroge pas à la règle, un premier contact pas très évident, il est difficile d'adopter les personnages et de les reconnaître au travers de lettres échangées. Mais une fois ce petit écueil surmonté, quel délice, quel ravissement..
Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, l'Angleterre peine à se relever de ce terrible conflit, et Juliet, une jeune écrivaine londonienne, peine à trouver un nouveau sujet de roman. Le sujet lui sera servi par voie postale.
Un jeune homme, séduit par un des articles qu'elle avait publié, lui écrit de Guernesey et lui parle d'un cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates, qui leur a servi de prétexte, à lui et ses amis, pour se réunir, après le couvre feu, pendant l'occupation nazie.
Intriguée et amusée par ce nom peu commun, prenant contact petit à petit avec tous les membres du club, Juliet décide finalement de se rendre sur l'île dans le but d'écrire sur le sujet. Elle y découvre un microcosme fascinant, fait de personnages plus qu'attachants héros à leur façon, mais aussi de gens beaucoup moins glorieux...
Les auteurs ont la plume légère, et font la part belle au célèbre humour anglais. Elles arrivent à faire d'un roman qui traite majoritairement de l'occupation allemande, une oeuvre charmante et rafraichissante, comme un jardin anglais.
Je recommande chaudement cette parenthèse littéraire enchantée. Je fus tellement charmée qu'après avoir terminé la dernière lettre, je me suis fait une promesse, je vais aller à Guernesey.
16 nov. 2011
Sur la route, de Jack Kerouac.
Après m'être attaquée à "Acid test" (Tom Wolfe) il était plus que logique de m'intéresser à "Sur la route" puisque certains protagonistes (et non des moindres), dont Neal Cassady (alias Dean Moriarty dans "sur la route") se retrouvent dans ces deux oeuvres à la fois similaires et pourtant si lointaines.
"Sur la route" est un roman autobiographique écrit par un Jack Kerouac (Sal Paradise dans le roman) devenu symbole de la beat generation après cette oeuvre.
Kerouac apparemment fasciné par son ami Neal Cassady, articule quasiment tout son livre autour de lui, en le représentant sous le personnage de Dean Moriarty.
Cassady est un être instable assoiffé de femmes, épris de liberté et ne pouvant rester en place. Il entraine avec lui (ou est-ce le contraire?) son ami Sal à travers les Etats-unis d'est en ouest, et vice versa. Tous deux font de nouvelles rencontres, se laissent porte au gré du hasard, et saisissent chaque pretexte à un nouveau départ. Avec ou sans argent, ils trouvent toujours le moyen d'aller de l'avant, de se déplacer comme s'ils étaient en quête perpétuelle, dans une fuite en avant qui semble intarissable.
Avec ou sans Dean, Sal avance, au rythme du jazz, des femmes, de l'alcool, de la drogue... Sans but précis. C'est précisément cela qui est déroutant dans ce livre, il n'y a pas de but. Pas vraiment de début, pas de fin. Il aurait pu commencer plus tôt, finir plus tard. Qu'importe, ce n'est qu'une tranche de vie(s), qu'un morceau de route que Kerouac nous fait partager.
On devient compagnon de voyage pour un temps, les paysages défilent, les gens, les couleurs... rien ne reste, à part peut être les amis.
Hollywood en fait un film (sortie 2012), j'espère qu'ils ne se tromperont pas, il y a matière pour un chef d'oeuvre, mais il est difficile de canaliser une telle oeuvre, alors j'attend de pied ferme de voir ce qu'ils vont faire de ce chemin sans fin.
"Sur la route" est un roman autobiographique écrit par un Jack Kerouac (Sal Paradise dans le roman) devenu symbole de la beat generation après cette oeuvre.
Kerouac apparemment fasciné par son ami Neal Cassady, articule quasiment tout son livre autour de lui, en le représentant sous le personnage de Dean Moriarty.
Cassady est un être instable assoiffé de femmes, épris de liberté et ne pouvant rester en place. Il entraine avec lui (ou est-ce le contraire?) son ami Sal à travers les Etats-unis d'est en ouest, et vice versa. Tous deux font de nouvelles rencontres, se laissent porte au gré du hasard, et saisissent chaque pretexte à un nouveau départ. Avec ou sans argent, ils trouvent toujours le moyen d'aller de l'avant, de se déplacer comme s'ils étaient en quête perpétuelle, dans une fuite en avant qui semble intarissable.
Avec ou sans Dean, Sal avance, au rythme du jazz, des femmes, de l'alcool, de la drogue... Sans but précis. C'est précisément cela qui est déroutant dans ce livre, il n'y a pas de but. Pas vraiment de début, pas de fin. Il aurait pu commencer plus tôt, finir plus tard. Qu'importe, ce n'est qu'une tranche de vie(s), qu'un morceau de route que Kerouac nous fait partager.
On devient compagnon de voyage pour un temps, les paysages défilent, les gens, les couleurs... rien ne reste, à part peut être les amis.
Hollywood en fait un film (sortie 2012), j'espère qu'ils ne se tromperont pas, il y a matière pour un chef d'oeuvre, mais il est difficile de canaliser une telle oeuvre, alors j'attend de pied ferme de voir ce qu'ils vont faire de ce chemin sans fin.
11 nov. 2011
Porno, de Irvine Welsh.
La suite de Trainspotting, 14 ans après, sur le papier ça fait rêver.. Le papier m'a fait rêver mais le livre cauchemarder!
Irvine Welsh redonne vie aux personnages de Renton, Begbie, Spud et Sick Boy. Tout ce petit monde se réunit à nouveau pour une entreprise glorieuse: Tourner le plus grand film porno du monde....
Mais bien sûr, rien ne se déroule jamais comme il faudrait avec cette bande là, entre les vieilles rancoeurs, les problèmes d'ego et de défonce, le tournage ne se déroule pas sans peine. Mais tous tendent vers l'objectif avoué, sortir de cette classe prolétaire dans laquelle aucun avenir décent n'est envisageable, grâce à l'industrie du X.
L'industrie du cul est posée ici comme une promesse d'eldorado, un échappatoire à la médiocrité, moins risqué que l'industrie de la came.
Même l'amour est galvaudé, glauque dans ce milieu là, entre Sick Boy et Nikki, même l'amour est sale. Nikki, la star du film, effrayée de perdre son incroyable beauté avec l'age et qui trouve comme seule moyen pour l'immortaliser, de se livrer en pâture sur la pellicule d'un film porno qui sera encensée à Cannes aux hot d'or, mais pour combien de temps?
Autant j'ai aimé Trainspotting, ses héros qui tentent de fuir une réalité sans issue heureuse par la drogue, autant Porno m'a fatiguée.. Le nirvana par l'industrie du X? Moi je n'y crois pas.
Irvine Welsh redonne vie aux personnages de Renton, Begbie, Spud et Sick Boy. Tout ce petit monde se réunit à nouveau pour une entreprise glorieuse: Tourner le plus grand film porno du monde....
Mais bien sûr, rien ne se déroule jamais comme il faudrait avec cette bande là, entre les vieilles rancoeurs, les problèmes d'ego et de défonce, le tournage ne se déroule pas sans peine. Mais tous tendent vers l'objectif avoué, sortir de cette classe prolétaire dans laquelle aucun avenir décent n'est envisageable, grâce à l'industrie du X.
L'industrie du cul est posée ici comme une promesse d'eldorado, un échappatoire à la médiocrité, moins risqué que l'industrie de la came.
Même l'amour est galvaudé, glauque dans ce milieu là, entre Sick Boy et Nikki, même l'amour est sale. Nikki, la star du film, effrayée de perdre son incroyable beauté avec l'age et qui trouve comme seule moyen pour l'immortaliser, de se livrer en pâture sur la pellicule d'un film porno qui sera encensée à Cannes aux hot d'or, mais pour combien de temps?
Autant j'ai aimé Trainspotting, ses héros qui tentent de fuir une réalité sans issue heureuse par la drogue, autant Porno m'a fatiguée.. Le nirvana par l'industrie du X? Moi je n'y crois pas.
15 oct. 2011
Les privilèges, Jonathan Dee.
En achetant ce livre j'avais un peu peur de me retrouver face à un énième bouquin de "chick lit'" dont les feuilles seraient tout juste bonnes à absorber un trop plein de crème solaire sur mes doigts, pendant que mon cerveau s'évaderait sans grande conviction vers les aventures dîtes et redîtes d'une famille d'upper east sider bling bling.
Il n'en est rien. Jonathan Dee narre l'histoire de Cynthia et Adam Morey, de leur mariage (très jeune) en passant par la création de leur famille et surtout de leur empire. Au fil des pages, Adam, le financier pas toujours sur le droit chemin, accumule une fortune de plus en plus colossale. S'il le fait c'est avant tout pour protéger Cynthia, par amour pour sa famille.
Toutefois, l'auteur démontre froidement, l'enfermement des Morey dans leur tour d'argent, la victoire du paraître sur l'être, les conséquences de cette richesse qu'ils finiront par subir, eux même ainsi que leurs enfants qui ne cessent de tenter de découvrir qui ils sont vraiment.
Il n'y a point de sentiments ici, ni de rebondissements. Le style est direct, implacable et cynique.
Le sujet abordé, celle des richissimes familles new yorkaises, est à la mode, mais ceux ou celles qui cherchent de la légèreté, passez votre chemin: ce roman est plus "bûcher des vanités" que "gossip girl".
Il n'en est rien. Jonathan Dee narre l'histoire de Cynthia et Adam Morey, de leur mariage (très jeune) en passant par la création de leur famille et surtout de leur empire. Au fil des pages, Adam, le financier pas toujours sur le droit chemin, accumule une fortune de plus en plus colossale. S'il le fait c'est avant tout pour protéger Cynthia, par amour pour sa famille.
Toutefois, l'auteur démontre froidement, l'enfermement des Morey dans leur tour d'argent, la victoire du paraître sur l'être, les conséquences de cette richesse qu'ils finiront par subir, eux même ainsi que leurs enfants qui ne cessent de tenter de découvrir qui ils sont vraiment.
Il n'y a point de sentiments ici, ni de rebondissements. Le style est direct, implacable et cynique.
Le sujet abordé, celle des richissimes familles new yorkaises, est à la mode, mais ceux ou celles qui cherchent de la légèreté, passez votre chemin: ce roman est plus "bûcher des vanités" que "gossip girl".
16 août 2011
The tribes of burning man, de Steven T. Jones (aka Scribe)
Ce n'est un secret pour aucune de mes connaissances que je suis une participante passionnée du festival Burning Man qui se déroule chaque fin d'été dans le désert du Nevada. Il était donc naturel que je me penchasse sur le sujet plus sérieusement, aussi lorsqu'au détour d'un blog j'apprends qu'un "burner" (c'est ainsi que l'on appelle un participant au festival, à prononcer beurneur et non burner je vous vois venir....)
publie une étude assez complète sur le phénomène, je me réjouis, l'achète et la lis.
Le sous-titre de l'ouvrage annonce assez explicitement le contenu: Comment une ville experimentale dans le désert modèle la nouvelle contre culture américaine.
C'est à cette question que répond principalement l'auteur, rendant pour le coup l'ouvrage interessant également pour les gens qui ne seraient pas familiers avec l'evenement.
Scribe dévoile à travers les chapitres l'evolution de ce festival unique en son genre depuis 1986, date à laquelle une cinquantaine de jeune gens se sont regroupée sur une plage de San Francisco autour d'un feu de joie fait d'un homme et un chien en bois, jusqu'à nos jours où le rassemblement s'est déplacé dans le désert du Nevada au nord-est de Reno et comprend plus de 50.000 participants.
La part belle est faite aux artistes incontournables de l'evenement, on apprend les relations pas toujours simples qui les unissent avec les organisateurs, ainsi que l'activité de mécénat de ces derniers ainsi que celle des participants.
Il dévoile les luttes intestines qui ont pu exister parmi les organisateurs d'origine quant à l'évolution du Burning Man, notamment autour de l'importance de l'art par rapport à d'autres facettes de l'evenement. Page après page il décrit aussi l'influence qu'un tel ralliement a pu apporter, et apporte encore à la société américaine, et peut être même au-delà, et comment des événements exterieurs, tels que l'ouragan Katrina ont donné lieu à la création des "burners sans frontières"association à but humanitaire qui est intervenu notamment en Haiti et au Pérou.
Larry Harvey un des fondateurs du festival dit que décrire le Burning Man à quelqu'un qui n'y est jamais allé, c'est un peu comme vouloir décrire une couleur à un aveugle de naissance. C'est très juste mais ce livre a le mérite de nous faire entrevoir un petit bout du mystère...
publie une étude assez complète sur le phénomène, je me réjouis, l'achète et la lis.
Le sous-titre de l'ouvrage annonce assez explicitement le contenu: Comment une ville experimentale dans le désert modèle la nouvelle contre culture américaine.
C'est à cette question que répond principalement l'auteur, rendant pour le coup l'ouvrage interessant également pour les gens qui ne seraient pas familiers avec l'evenement.
Scribe dévoile à travers les chapitres l'evolution de ce festival unique en son genre depuis 1986, date à laquelle une cinquantaine de jeune gens se sont regroupée sur une plage de San Francisco autour d'un feu de joie fait d'un homme et un chien en bois, jusqu'à nos jours où le rassemblement s'est déplacé dans le désert du Nevada au nord-est de Reno et comprend plus de 50.000 participants.
La part belle est faite aux artistes incontournables de l'evenement, on apprend les relations pas toujours simples qui les unissent avec les organisateurs, ainsi que l'activité de mécénat de ces derniers ainsi que celle des participants.
Il dévoile les luttes intestines qui ont pu exister parmi les organisateurs d'origine quant à l'évolution du Burning Man, notamment autour de l'importance de l'art par rapport à d'autres facettes de l'evenement. Page après page il décrit aussi l'influence qu'un tel ralliement a pu apporter, et apporte encore à la société américaine, et peut être même au-delà, et comment des événements exterieurs, tels que l'ouragan Katrina ont donné lieu à la création des "burners sans frontières"association à but humanitaire qui est intervenu notamment en Haiti et au Pérou.
Larry Harvey un des fondateurs du festival dit que décrire le Burning Man à quelqu'un qui n'y est jamais allé, c'est un peu comme vouloir décrire une couleur à un aveugle de naissance. C'est très juste mais ce livre a le mérite de nous faire entrevoir un petit bout du mystère...
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