21 oct. 2010

Mort aux cons, de Carl Aderhold. A lire sans modération.

Ceux qui me connaissent, comprendront pourquoi j'ai acheté ce roman aussitôt que mon regard s'est posé sur lui. Le titre plutôt éloquent, résume à lui seul une grande partie de mes pensées, et le contenu du livre reflète exactement cette phrase. Point de mauvaises surprises d'un titre accrocheur qui masquerait un contenu n'ayant aucun rapport. "Mort aux cons" c'est l'hymne du héros, son leitmotiv le moteur de son existence.

Tout le monde a inévitablement un jour eu des envies de meurtres sur une personne l'agaçant au plus haut point, et bien le principal acteur de ce livre met ce fantasme à exécution, et pas qu'une fois!! Commençant par les animaux, ils décident de passer à ses congénères et c'est sans vergogne qu'il zigouille et fait disparaitre allègrement et à tour de bras quiconque se mettrait en travers de son chemin, volontairement ou pas, par bêtise ou par devoir.

Mais la question finit par se poser à lui de définir un con. Qu'est ce qu'un con? Un con pour moi est-il forcément un con pour vous?
Le héros finit par les classer par catégories de plus en plus nombreuses, ce qui l'emmène donc à avoir de plus en plus de raisons de trucider gaiment son prochain.

Alors bien sûr ce n'est pas de la grande littérature. Mais ce n'est pas non plus un ramassis de mots entreposés de façons mécaniques et complexes dans le but de livrer une histoire vaguement intello pour la rentrée littéraire!

C'est un livre qui se lit facilement plutôt drôle, émaillé de situations ubuesques, qui rappelleront certainement à la plupart des lecteurs une envie qu'ils auraient pu avoir, brièvement, de faire passer de vie à trépas cet empêcheur de tourner en rond qui leur rendait l'existence moins belle.
Et puis pour une fois qu'un auteur s'aventure à théoriser  la connerie, ça serait con de rater ça, non?

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