Une recommandation "sans réserve" de la part de Stephen King (Le maître incontestable de l'horreur) sur la couverture, ce roman partait plutôt bien.
L'auteur, dont on ne sait presque rien, a publié ce thriller début des années 80, et narre la vie plus que chaotique d'un serial killer, Thomas Bishop, un être tellement effroyable qu'il relègue même le mythique Hannibal Lecter au rang de débutant.
L'histoire commence par la conception de Thomas Bishop que sa mère pense issu d'un viol commis par un célèbre odieux personnage connu arrêté et exécuté pour ses nombreuses relations sexuelles non consenties avec des femmes. La mère excessivement perturbée n'aura de cesse de faire subir des sévices à sa progéniture qui finira par la tuer à l'age de 10 ans. Les multiples agressions d'une violence inouïes subies par l'enfant et les années passées au sein d'un institut psychiatrique auront définitivement raison de la santé mentale de Bishop, qui hanté par le fantasme de ce père démoniaque, et à la faveur d'une évasion, décide de poursuivre "l'œuvre" de son géniteur: La destruction des femmes.
Shane Stevens aborde le point de vue de chaque protagoniste minutieusement (et dieu sait qu'ils sont nombreux.. Peut être un peu trop) pendant 900 pages. On vit de l'intérieur la cavale de Bishop, personnage attachant, intelligent, naïf, et machiavélique qu'il ponctue par moult massacres de femmes éviscérées, découpées au grès de ses envies. Mais on suit également avec plus ou moins d'intérêt, les réactions de ses poursuivants.
Ce roman a également une dimension sociologique dans la mesure ou le supposé père violeur de Bishop, Chessman a réellement existé et a réellement été exécuté pour les viols dont il étaiet accusé dans les années 70'. Ce fait divers avait à l'époque déjà, divisé les Etats Unis entre les pro et les anti "peine de mort".
Le lecteur est donc confronté aux manipulations policières et aux pressions politiques d'hommes avides d'imposer leur point de vue.
Plus qu'un simple thriller il s'agit donc d'un roman qui nous emmène à réflechir sur un sujet aussi brulant que la peine de mort. C'est tout là l'intérêt de ce livre qui est finalement un peu trop long et dont l'intrigue est parfois cousue de fil blanc ou baclée. Intéressant mais un peu décevant.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Messages les plus consultés
-
Lectrice régulière de tout ce qui me passe par la main, j'ai envie de partager sur la toile ces expériences littéraires parfois fascinan...
-
Mon premier véritable billet concerne donc le dernier opus de Lolita Pille: Crépuscule ville. Vous connaissez Lolita Pille, c'est cet ex...
-
La suite de Trainspotting, 14 ans après, sur le papier ça fait rêver.. Le papier m'a fait rêver mais le livre cauchemarder! Irvine Wel...
-
Ce que j'aime dans la littérature japonaise, c'est le fonctionnement différent de leur imaginaire par rapport au notre. Elle laisse ...
-
Je ne suis généralement pas fan des traductions, mais je dois dire que le titre choisi pour le marché français (L.A story) est bien plus rév...
-
Ah, le roman épistolaire... Une forme pas toujours facile d'accès d'un premier abord mais qui dévoile parfois de somptueuses pépites...
-
Ce roman narre l'histoire de Sofia une jeune femme suicidaire, fille d'une femme suicidée lorsqu'elle était enfant, dotée d'...
-
Il s'agit ici de la dernière création du très talentueux Bret Easton Ellis, qui n'est rien de moins que mon auteur contemporain préf...
-
En achetant ce livre j'avais un peu peur de me retrouver face à un énième bouquin de "chick lit'" dont les feuilles seraie...
-
Il me semblait presque logique d'attaquer ce livre en pleine période de vacances, entre deux avions. Le titre ainsi que le quatrième de ...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire