James Frey va encore faire des remous avec son nouveau roman: The final testament of the holy bible. (Je vous prie de bien vouloir excuser le titre en anglais, mais le livre n'est pas encore sorti en français au moment ou j'écris ce modeste billet). Frey nous donne ici sa version de ce que pourrait être le dernier testament, soit la (re)venue sur terre du messie. Et comme d'habitude Frey ne fait pas dans la dentelle.
Le nouveau messie, nous raconte l'auteur, s'appelle Ben, est né dans une famille juif pratiquante dont l'ainé finit par le bannir pour des raisons obscures, vit à New York et mène une existence plus que modeste, en travaillant sur un chantier. Jusqu'au jour ou un grave accident se produit, dont il réchappe plus que miraculeusement. La survie de Ben à cet événement marque un tournant dans sa vie puisqu'il se met à "communiquer" avec Dieu, et à "assumer" son destin de messie, en propageant la bonne parole.
Mais quel messie nous décrit ici James Frey! On est bien loin de celui espéré par les croyants des diverses religions. Celui ci est bi-sexuel, prône l'amour et seulement l'amour comme religion, ses messes ressemblent donc plus à des orgies géantes qu'à l'office du dimanche, il n'hésite pas lui même à donner de sa personne afin d'illustrer son discours, tout en ayant une relation suivie avec une prostituée (un clin d'oeil à Marie Madeleine?).
Ce sont donc les tribulations de ce messie hippie que nous suivons page par page. Les croyants ne le croient pas lorsqu'il affirme que la bible, la thora et autres, ont été écrites par des hommes, qu'il y est dit n'importe quoi, que Dieu n'existe pas dans la forme qu'ils adulent, et que seul compte l'amour.
Du blasphème me direz vous? Certaines associations religieuses ne vont pas manquer de crier au scandale en effet. Pourtant, ce livre a le mérite de soulever certains sujets plus que pertinents: La responsabilité de la religion dans beaucoup de maux de la planète, l'usage de la foi comme moyen d'oppression et de restriction des libertés...
Alors, oui James Frey va encore faire parler de son oeuvre autour de laquelle plane toujours un délicieux et attrayant parfum de scandale, non ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais finalement peut on vraiment être contre un livre dont le message général est que "all we need is love"?
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